Annoncé en mai 2025, le futur parc Disney d’Abu Dhabi continue d’avancer, en dépit du contexte géopolitique tendu qui secoue la région depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Pour rappel, le projet prévoit la construction d’un complexe Disney sur l’île de Yas, à Abu Dhabi. Estimé à environ 10 milliards de dollars, il serait développé par le groupe Miral — déjà à l’origine de Ferrari World et Warner Bros. World sur la même île — et constituerait le septième resort Disney dans le monde. L’ouverture est envisagée entre 2030 et 2033.
Depuis le début du conflit régional, des interrogations légitimes ont émergé sur la viabilité du projet. L’Iran a visé à plusieurs reprises le territoire des Émirats arabes unis, notamment l’aéroport international Zayed, situé à une dizaine de minutes du site prévu pour le parc.
Pourtant, les deux partenaires ont récemment réaffirmé leur engagement. Le PDG de Miral, Mohamed Abdalla Al Zaabi, a rencontré à Londres Tasia Filippatos, nouvelle présidente et directrice générale de Disney Parks International. Dans un message publié sur LinkedIn, il a évoqué des échanges « tournés vers l’avenir » et sa volonté de créer « une destination véritablement emblématique pour la région ».
Sur le plan structurel, le montage financier du projet reste inchangé. Comme l’avait expliqué l’ancien PDG de Disney Bob Iger lors de l’annonce, le parc n’appartient pas à Disney : il s’agit d’un accord de licence avec Miral, qui apporte l’intégralité des capitaux, Disney percevant en retour des royalties sur l’exploitation de sa propriété intellectuelle. Il s’agit du même cas de figure que le resort de Tokyo.
Des voix plus prudentes existent néanmoins. L’avocat international Joseph Gulino, associé gérant du cabinet DRRT, estimait dans Variety qu’une grande marque américaine « reconsidérerait » ses investissements dans la région, sans nécessairement les annuler, mais en envisageant « au moins un délai » le temps de mieux cerner la situation politique.
Pour l’heure, le projet reste officiellement actif. Lors d’une récente assemblée d’actionnaires, le nouveau PDG de Disney Josh D’Amaro a également confirmé que le parc d’Abu Dhabi faisait toujours partie des plans du groupe. Un signal fort, même si la prudence reste de mise dans un environnement aussi incertain.
Source : Variety
